Web www.lerepairedelavouivre.com
Symbolique des Arts Liberaux et autres symboles
Roman : l'art et l'Architecture

Art et architecture médiévaux d'Europe Occidentale débutant
au terme de l'époque Carolingienne (fin du IX eme siècle)
et se terminant avec la diffusion du style gothique,
caractérisé par la voûte en plein cintre et l'iconographie à la fois symbolique et religieuse
où se reconnaissent, mêlées, des figures locales, populaires et chrétiennes.

Isis

La grande Déesse des Egyptiens fut longtemps présente sur notre sol, amenée par les voyageurs grecs, respectueux de son culte.
Au XVIIeme siècle, à Paris, se trouvait toujours dans l'église
Saint-Germain-des-Prés, la statue d'Isis, debout dans une barque de même forme que celle figurant sur les armoiries de la capitale.
La présence de la grande déesse (anonyme sous la forme du vautour) est fréquente dans la statuaire médiévale.

Imposition des mains - Radiesthésie

Geste fait de la main droite fermée, deux doigts tendus, par lequel on confère la bénédiction, la force ou l'autorité spirituelle
(on utilise parfois les deux mains). C'est par ce geste que les apôtres attiraient la guérison sur un malade.
L'imposition des mains est souvent reconnaissable dans les représentations médiévales.

Pied

Distinguer le message contenu dans le ou les pieds des personnages d'une représentation est essentiel pour comprendre son sens global,
car leurs dimensions, le rôle qu'ils jouent et leur vêture sont autant de messages significatifs que chacun pouvait percevoir au Moyen-Âge.
Les pieds nus signifient une adéquation parfaite entre l'être et le lieu de son ouvrage.
La chaussure, comme la trace de pas, est à l'image de celui qui la porte.
On notera qu'un personnage avançant le pied droit participe à une action pratique solaire (exotérique), tandis qu'un personnage
avançant le pied gauche informe qu'il oeuvre dans le domaine lunaire de l'intériorisation, de l'intuition ou de la prière.
Tenir un livre de la main gauche et avancer le pied droit signifie qu'on va appliquer une connaissance non révélée jusque là.
Une figure inverse indiquera que l'on intériorise un enseignement reçu de l'expérience active.

Diable et Démons

Représenté sous d'innombrables figures, l'ennemi avéré de la foi, le tentateur rusé et multiforme, le maître de la matière et de la force, en fait notre alter ego, est certainement le personnage le plus visible et le plus familier des monuments chrétiens. Des gargouilles d'où il ricane et nous défie, jusqu'aux cryptes où il grimace, le diable nous suit et nous poursuit dans l'art roman afin qu'aucune situation ne nous laisse au repos, ne permette l'installation de la moindre complaisance avec les pouvoirs égotiques issus de nous-mêmes et de la matière.
Le maître est toujours vigilant.
Dans les oeuvres médiévales, on reconnait le diable soit par ses ailes d'ange ou de chauve-souris, qu'accompagnent des cornes,
une longue queue fourchue, des serpents et des pieds de bouc, soit par les flammes de sa chevelure,
les grimaces de son visage ou les griffes s'allongeant au bout de ses doigts velus.
Lorsque sa face est séduisante, son dos cache des serpents, ce qui doit encore plus inciter les fidèles à la défiance.
Au plan symbolique comme au plan pratique, les chapiteaux nous montrent simplement que le diable,
à la fois animal, humain et ange, est réellement notre plus vieil ennemi et notre plus proche parent.

Vierge noire

Statuette de la Vierge, peinte en noir, surnommée "vierge de dessous la terre", que l'on rencontre parfois dans les cryptes romanes.
Elles furent assimilées aux rites de fécondité des hommes (procréation) et de la nature (récolte).

Visage

Outre leurs traits caractéristiques et l'état d'âme qu'ils expriment, les visages romans peuvent être double ou triple à la manière du dieu romain Janus. Cette figuration symbolise un regard tourné autant vers le passé que vers l'avenir, vers l'intérieur que vers l'extérieur,
c'est-à-dire une connaissance totale des cycles de vie et de transformation.

Arts libéraux

Les sept arts se décomposent en deux séries appelées trivium et quadrivium (trois et quatre voies). Ils ont pour nom grammaire, rhétorique et dialectique d'une part, et arithmétique, géométrie, astronomie et musique d'autre part. C'est là l'ensemble des connaissances que peut acquérir l'homme du moyen-âge (en dehors de la révélation christique).Au-dessus de ces sept arts s'élevait la philosophie dont ils dépendaient tous. Humanisés et imagés par Martianus Capella au V° siècle, les sept arts furent représentés par sept femmes arborant les instruments de leur science.
La grammaire, avec une férule et un livre ou un nécessaire d'écriture,
deux enfants étudiant à ses pieds dans un livre.
La dialectique avec un serpent, ou rarement un scorpion.
La rhétorique, casquée et armée d'une lance (comme Athéna).
L'arithmétique avec un abaque.
La géométrie avec compas, règles graduées et une table sur laquelle elle trace des figures.
L'astronomie regardant le ciel au travers d'un petit disque rainuré ou mesurant la hauteur des étoiles avec un petit instrument courbe.
La musique frappant trois cloches avec un petit marteau.

 

Sources : RJ Thibaud, Editions Dervy 1994.

Accueil - Labyrinthe du Repaire de la Vouivre et son trésor - Partenariat
Contes Cathares - Legendes - Histoires - Illustrations - Scriptorium - Enluminures - Parchemins
Symboles [1] [2] [3] [4] - Modèles Tatouages, Tattoos : [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] - Elfes - Ange Gardien
Runes Celtes> - Vikings - Runes : origines et symbolisme - Triskel Celtique - Tatoo
Copyright Le Repaire de la Vouivre 2000 - 2008