| Officiellement
la période du calendrier religieux appelée "carnaval" commence le jour de l'Épiphanie
pour se terminer le Mercredi des Cendres. Mais c'est surtout autour du Mardi Gras
que l'on fête aujourd'hui dans le monde le "carnaval". Le Mardi Gras a tous les
ans une date différente car cette date est fixée par rapport à la date de Pâques,
qui varie en fonction du cycle de la Lune. Il y a 40 jours de carême, entre le
mercredi des cendres et le jour de Pâques. Le carnaval désigne, d'un point de
vue profane, toutes les manifestations festives (défilés costumés, bals) se déroulant
ces jours là. Le mot de "carnaval" vient du mot italien "carnelevare" signifiant
"sans viande", "enlever la viande" car la période qui va suivre le Mardi Gras
sera une période de jeûne En France et au Canada on l'appelle le Mardi Gras, dans
les pays anglophones on le nomme Fat Thuesday , Shrove Tuesday ou encore Mardi
Gras day. En général, comme on ne mange pas de gras pendant le carême, la veille,
le Mardi Gras, les gens utilisent ce qui leur reste de graisse et en profitent
pour faire des fritures, beignes, bugnes et beignets. Il est aussi de coutume
d'arrêter de manger des oeufs durant le carême. C'est pour cela que s'est aussi
instaurée la tradition de faire des crêpes, dans la recette desquelles on utilise
des oeufs, cette veille de Carême. C'est donc pourquoi le Mardi Gras est aussi
appelé le Pancake Tuesday. À la mi-carême, temps de pause, comme son nom l'indique
au milieu du carême, on refait aussi des crêpes, toujours pour cette même raison:
l'accumulation des oeufs qu'on n'a pas pu manger durant le carême. À Pâques, à
la fin du carême, on se retrouvait malgré tout avec tant d'oeufs qu'on les distribuait.
"Avant la période de jeûne du Carême (qui ne gagne toute l'Europe qu'au VIIIème
siècle) se déploie le Carnaval païen Au XlVème siècle, il y a deux carnavals:
en ville, la fête est très organisée, très spectaculaire; les campagnes, elles,
mettent en place un rituel lié aux saisons: à travers le masque, c'est la prospérité
que l'on appelle. L'irruption carnavalesque perturbe l'ordre social habituel par
un phénomène d'inversion (il se donne un Roi ou un "abbé de jeunesse") mais il
met aussi en pratique une véritable conception de l'Univers: le retour du monde
"sauvage" païen dans une société policée. Par opposition au carême, le carnaval
est donc une période de licence joyeuse où les règles de la vie normale sont temporairement
arrêtées. C'est le "monde à l'envers", celui où les tabous et les interdits sont
suspendus, tous les excès permis. La ripaille et une certaine licence des moeurs
sont les éléments fondamentaux de ces réjouissances.[...] Le temps le plus fort
se déroule pendant les trois jours gras (dimanche, lundi et surtout mardi: le
Mardi Gras) qui précèdent le mercredi des Cendres, début du Carême, quarante jours
avant Pâques. Carnaval (du génois "carnavela": enlève-viande) contre Carême (du
latin "quadragesima": le quarantième jour), gras contre maigre, viande contre
poisson, ivresse contre sobriété, licence contre abstinence, c'est l'affrontement
de deux périodes de l'année et de deux conceptions du monde. Chaque année, Sa
Majesté Carnaval revient, entouré de sa troupe, instaurant son règne d'abondance
et meurt comme l'année passée, brûlé ou noyé [...]". Extrait du site Au coeur
des Vosges le ouebe des amateurs d'andouilles et gandoyaux du Val d'Ajol "À Saint-Vincent,
pendant toute la durée du carnaval, les pouvoirs de l'administration communale
sont symboliquement confiés aux enfants qui élisent parmi eux un syndic et une
junte municipale. " (Extrait du site de la Vallée d'Aoste, petite région italienne
dans les Alpes) Mardi Gras est fêté à travers le monde. Ce dernier mardi avant
le début du carême est un jour de fête dans plusieurs pays. En Italie, en Sardaigne
Grâce à sa situation géographique cette île s'est trouvée être le point de rencontre
de nombreuses cultures: espagnoles, africaines, italiennes... c'est ainsi que
le carnaval en Sardaigne est fêté de différentes façons selon les villes. Aux
carnavals de Barbagia défilent à Mamoida les Mamuthones - ils sont tout de sombre
vêtus d'une peau de brebis ou moutons noirs, le visage sombre, masqué, et sur
leur veste sont accrochées des sonnailles, des cloches au son grave. Au début
et à la fin du cortège des Mamuthones se trouvent les Issocadores: ils portent
un gilet rouge, ne sont pas masqués mais portent aussi quelques clochettes et
surtout une grande corde qui va leur servir à attraper des spectateurs. À Oristano
c'est la "sartiglia" qui est à l'honneur pour le carnaval. Il s'agit d'une sorte
de compétition équestre et chevaleresque: le cavalier au galop sur son cheval
doit enfiler sa lance dans une étoile suspendue sur son parcours. Le cavalier
a le visage recouvert de bandes de soie et d'un masque blanc en bois. Ce sont
les "massaieddas", un groupe de jeunes filles qui le préparent. (Merci à Leonarda
pour son aide) voir aussi le Carnaval de Mamoiada, présenté par les élèves de
Quartu Sainte Hélène (Italie) En Italie, à Venise Au XVème siècle avec l'accord
du Pape le carnaval s'installe à Venise. Cette fête dure dix jours pendant lesquels
sont organisés des jeux, des mascarades, des courses. Des centaines de spectacles
se déroulent dans la ville durant une semaine; masques d'oiseaux ("bauta") coiffes,
costumes resplendissants, tout Venise se transforme en rêve jusqu'au grand bal
masqué sur la place Saint Marc le soir du Mardi gras. En Belgique, à Binche Dans
la ville de Binche le dernier jour du carnaval, le Mardi gras, on voit apparaître
d'étranges bonshommes avec un lourd chapeau de plumes d'autruche, une ceinture
de grelots (l'apertintaille), une blouse en toile de lin bourrée de paille et
des sabots. Ce sont les Gilles qui parcourent la ville au son des tambours et
lancent des oranges aux enfants vingt-quatre heures durant. Pour être un de ces
Gilles il faut être né à Binche ou y résider depuis au moins cinq ans. (voir le
site "Internet Binche, la Cité des Gilles" En Angleterre, à Olney Les habitants
de Olney, une ville d'Angleterre , ont une façon bien particulière de fêter cette
journée. Chaque Mardi Gras, et ce depuis 500 ans, on organise une course de crêpes.
Tout le monde se rend au centre de la ville. Les courseurs tiennent de grosses
poêles à frire remplies de crêpes encore chaudes. Au mot d'ordre "Allez-y" ils
se précipitent à l'église en courant tout en faisant sauter leurs crêpes dans
la poêle. Ils doivent réussir l'exploit au moins trois fois avant d'atteindre
l'église. En France, à Nice Le plus connu des carnaval en France est celui de
Nice, avec sa célèbre bataille de fleurs créée en 1830, qui a lieu sur la promenade
des Anglais depuis 1876 (oeillets, roses, glaïeuls, gerberas, mimosas, dalhias,
liliums..) et ses carnavaliers qui prennent en charge la réalisation des fameuses
grosses têtes, sujets et chars en carton pâte. De la conception ils font alors
dessiner et peindre le sujet, char ou grosses têtes, par un maquettiste. Puis,
le sculpteur modèle les visages avec de l'argile. Ensuite, il fabrique le moule
de plâtre que le carnavalier recouvre de plusieurs couches de papier découpés
en petits morceaux et encollés d'une mixion de farine et d'eau chaude, pour donner
le modèle définitif, en carton pâte, qu'il faudra maintenant peindre et habiller.
Les couleurs utilisées sont éclatantes : rouge, vert, jaune, et des dégradés à
l'infini. La mécanisation des chars est ingénieuse : cordes, ficelles, mais aussi
des vérins hydrauliques sont utilisés pour animer les personnages. Des formations
musicales françaises et étrangères se joignent au défilé et créent l'ambiance.
Un char fleuri mesure 6 m de haut, 7 m de long, 2m de large. La décoration est
faite à la main, à l'aide de pétales de milliers de fleurs, collés un à un, dans
la nuit et la matinée qui précèdent chaque "bataille". Par char, on place 60 à
70 coussins de mousse supportant 60 à65 fleurs et feuillages, soit 3600 à plus
de 4000 tiges. La garniture "pétales" nécessite 80 à 100 bottes d'oeillets de
50 fleurs chacune, soit quelques 5000 fleurs.) |